Amis du Bénin et associations de solidarité internationale

 

L'association "Les Amis du Bénin" propose aux associations de solidarité internationale intervenant prioritairement au Bénin un accompagnement gratuit qui peut prendre les formes suivantes:
- formation à la conduite de projet
- aide dans la recherche de financement (adresses utiles)
- recherche et partage de l'information pour mener un projet

Pour plus d'information, n'hésitez pas à nous solliciter. Envoyer un mail à mailto:president@les-amis-du-benin.org

Pour les communes souhaitant mener des jumelages avec les communes du Bénin, veuillez trouver ci-dessous une présentation de l’état de la coopération décentralisée entre la France et le Bénin. Notre association peut également vous accompagner dans les différentes démarches.

 

ETAT DE LA COOPERATION DECENTRALISEE ENTRE LA FRANCE ET EL BENIN

 

Le Bénin a organisé en décembre 2002 ses premières élections communales et municipales, le pouvoir étant jusque là placé entre les mains des préfets ou des chefs de circonscription urbaine pour les grandes villes, nommés par l’exécutif. Les 77 nouvelles communes ainsi créées sont dirigées par des maires, choisis parmi les conseillers municipaux, élus au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire.

 

Etat de la décentralisation au Bénin

 

La commune :

Seul niveau de décentralisation, la commune est dotée d’une large autonomie, de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Elle est dirigée par un conseil élu au suffrage universel ayant à sa tête un maire élu en son sein, assisté d’adjoints.

La commune est subdivisée en arrondissements eux-mêmes comprenant des villages ou quartiers de villes.

Le Bénin compte trois communes à statut particulier : Cotonou, Parakou et Porto-Novo.

Les domaines dans lesquels les communes reçoivent des compétences précises sont les suivants : le développement économique, l’aménagement, l’habitat et l’urbanisme ; les infrastructures, les équipements et les transports, l’environnement, l’hygiène et la salubrité ; l’enseignement maternel et primaire ; la santé, l’action sociale et culturelle.

 

Le département

Seul niveau de déconcentration, le département est dirigé par le préfet, représentant du gouvernement et de chacun des ministres. Le territoire national est divisé en 12 départements. Autorité de tutelle, le préfet exerce un contrôle a priori sur les actes les plus importants de la vie communale, effectuant par ailleurs des contrôles a posteriori sur l’ensemble des actes de la vie communale.

 

En appui à la coopération intergouvernementale, une vingtaine de partenariats de coopération décentralisée franco-béninois ont été conclus (contre 190 pour le Burkina Faso, 189 pour le Mali), dont 1 en Essonne (Montgeron - Grand Popo).

· Evreux avec Djougou,

· Seremange-Erzange avec Natitingou,

· Créteil avec Cotonou,

· Orléans avec Parakou,

· La région de Champagne-Ardenne avec le Sud-Borgou,

· Mamers avec (Mono),

· Lorient avec Porto-Novo,

· Cergy-Pontoise avec Porto-Novo,

· Epinal avec Porto-Novo,

· Lyon avec Porto-Novo,

. Echirolles avec Honhoué (S/P de Houéyogbé / Mono),

· Département des Hauts-de-Seine avec le Département du Mono,

· La Région de Picardie avec le Département des Collines (ancien Zou Nord (S/P de Ouessè, Dassa-Zoumè, Savé et Savalou)),

· Melun avec Ouidah,

· La Vendée avec Abomey, Savé et Kilibo.

La plupart sont réunis au sein du groupe pays Bénin de Cités Unies de France. Les cinq principales circonscriptions urbaines béninoises sont en relation de coopération avec des villes françaises. Elles bénéficient chacune d'une démarche d'appui à la municipalité grâce à la mise en place d'outils de planification et de fiscalité et à des programmes de formation des cadres municipaux.

L'intervention des collectivités locales françaises au Bénin est marquée par une assez grande homogénéité en ce qui concerne leur démarche de coopération. Tant en milieu rural qu'urbain, la coopération décentralisée se fonde sur une approche globale du milieu partenaire, par le biais de programmes pluriannuels de développement local. Il s'agit, en effet, de renforcer les capacités humaines et techniques des collectivités partenaires et de promouvoir des actions d'amélioration du cadre de vie des populations.

Un cas de coopération décentralisée exemplaire : Melun et Ouidah

Le cas du partenariat entre Melun et Ouidah est exemplaire.

Ville historique, Ouidah est située à une quarantaine de kilomètres de Cotonou, dans le département de l'Atlantique, et compte environ 85.000 habitants. Sa proximité avec l'Océan Atlantique a favorisé l'arrivée et le séjour, dès le XVIIème siècle, de nombreuses colonies étrangères d'origine portugaise, hollandaise, anglaise, danoise et française.

Aujourd'hui, Ouidah tente de développer son économie : l'agriculture connaît un nouvel essor grâce à la production de manioc, de tomates, d'ananas, et de bananes. Ces produits sont écoulés en partie sur les deux grands marchés de la ville : Kpassé et Zobé. L'élevage des boeufs s'intensifie dans les vastes plantations de palmiers à huile et dans les cocoteraies. La pêche se pratique sur le lac Ahémé et dans les eaux lagunaires. L'extraction du sel connaît un certain essor surtout avec la campagne de l'iode qui encourage de plus en plus les producteurs. L'industrie est réduite à deux usines : la Sobeta pour la production des allumettes et de tabac et l'usine textile d'Ahozon. Mais une zone industrielle vient d'être ouverte sur 300 hectares environ à quelques kilomètres de Ouidah.

C'est en février 2002 que le Conseil municipal de Melun a adopté le principe de coopération décentralisée avec Ouidah. Il a renouvelé ce partenariat le 3 février dernier à travers l'adoption d'un plan pluriannuel d'actions (2005 à 2007). Cette coopération se distingue, par la nature de son projet, des autres jumelages qu'elle a établis avec d'autres villes, notamment européennes.

Deux principes caractérisent cette coopération :

- le premier consacre la notion de réciprocité, afin d'exclure toute idée d'infériorité des populations d'un pays en voie de développement ;

- le second consiste à favoriser les transferts de savoir-faire, de compétences et de méthodes plutôt que des déblocages systématiques de moyens financiers par Melun.

Il ne s'agit donc pas de faire à la place des Ouidahniers mais de les aider à trouver les moyens de faire par eux-mêmes.