Les cahiers du développement
Introduction
Les Cahiers du développement sont une réalisation
de l'association Les Amis du Bénin placée sous la direction
du Président de l'association Azarias SEKKO. L'objectif de ces dossiers
thématiques est double :
- présenter un état des lieux factuel des réalisations
mises en oeuvre par les Etats sur des thématiques prioritaires de développement
(éducation , santé, transports,...)
- Formuler des propositions concrètes après avoir identifié
les leviers de développement
A ce jour, les principaux thèmes ayant fait l'objet d'un dossier spécifique
sont présentés ci-dessous. Nous présentons ci-dessous
un bref aperçu par dossier des problématiques abordées.
-
Education et Développement
- Santé et Développement.
- Transports et Développement
- Mondialisation des échanges et Développement
- Privatisation, Programme d'ajustement structurel et Développement
- Le NEPAD
- Politique monétaire et budgétaire et développement
- Micro-crédits et Développement
A
venir
- Environnement et Développement
- Réforme juridique et Développement
Pour toute demande d'information à ce sujet, merci d'adresser un mail
à president@les-amis-du-benin.org.
Depuis le forum mondial de Dakar sur L'éducation, en avril 2000, la
reconnaissance du rôle indispensable que joue l'éducation dans
le développement économique et social ne cesse gagner du terrain.
Parallèlement, l'engagement politique s'est progressivement concrétisé,
aussi bien au niveau des pays qu'au niveau de la communauté internationale.
Parvenir à une éducation pour tous (EPT) en 2015 est un objectif
que la plupart des pays africains considèrent comme essentiel à
leurs stratégies de lutte contre la pauvreté.
Si la plupart des actions à mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs
d'éducation pour tous relèvent de l'initiative des pays concernés,
les pays industrialisés sont toujours plus nombreux à reconnaître
qu'ils ont une responsabilité à assumer pour faciliter l'atteinte
de cet objectif en contribuant à son financement. C'est la signification
de l'engagement pris à Dakar selon lequel aucun pays doté d'un
plan " crédible " ne verra ses efforts contrariés
par le manque de ressources.
Deux questions importantes se posent alors : comment déterminer le volume des ressources additionnelles requises ? Quelle serait la meilleure façon de les utiliser afin qu'elles jouent un rôle déclencheur dans l'atteinte des objectifs de l'EPT ? Ces questions sont au centre de notre réflexion.
L'expérience montre aussi que la volonté de mettre en oeuvre des réformes et d'établir des programmes crédibles pour le développement de l'éducation doit s'inscrire dans un contexte de faisabilité fiscale, de qualité technique des actions entreprises et de viabilité politique des dispositifs choisis dans chaque contexte national. Le succès dépendra aussi de la qualité de la collaboration entre l'État et les principaux partenaires et acteurs de l'éducation dans le pays, notamment les enseignants et les parents. Les questions légitimes que les enseignants peuvent se poser sur leurs conditions de travail doivent être traitées, mais des solutions doivent aussi être trouvées pour que les responsabilités de chacun dans l'atteinte et la validation des résultats soient claires. Enfin, les gouvernements doivent réaffirmer la valeur du rôle des organisations non gouvernementales dans la production des services éducatifs. L'EPT est un défi important et ambitieux, mais il peut être relevé et gagné grâce à la mise en oeuvre de politiques efficaces.
Un
des tous premiers pays d `Afrique a avoir préparé un document
de stratégie de réduction de la pauvreté, le Burkina
Faso y fait toute sa place au secteur de la santé et à son rôle
dans la réduction de la mortalité infantile et maternelle dans
la perspective de l'atteinte des objectifs de 2015 (Millenium Development
Goals).
Difficultés économiques et montée du SIDA (7 % de la
population adulte) expliquent en partie la dynamique négative des indicateurs
de santé, avec une montée de la mortalité infanto-juvenile.
Mais l'allocation privilégiée des ressources humaines et financières
aux zones urbaines a également plus souvent aggravé que corrigé
les inégalités d'accès et la baisse des indicateurs de
santé a été souvent plus importante parmi les groupes
les plus pauvres que les plus riches.
L'atteinte des objectifs de lutte contre la pauvreté comme des objectifs
2015, nécessitera une allocation soutenue et accrue de la dépense
publique aux groupes les plus vulnérables, les femmes et les enfants
des populations rurales.
Aujourd'hui se posent des questions qui dépassent l'urgence de l'épidémie
de sida et constituent l'enjeu majeur des politiques d'aide aux systèmes
de santé des pays en voie de développement : que faire et quels
moyens se donner pour répondre à cet impératif de solidarité
internationale ?
- Avoir une approche prospective des objectifs à atteindre
- Prendre l'initiative d'un observatoire international des systèmes
de santé pour repérer les populations les plus vulnérables
- Soutenir un investissement accru dans le secteur de la santé
- Mobiliser les pays industrialisés et les organismes internationaux
- Permettre une meilleure accessibilité aux soins par un appui aux
différentes structures de soins
- Permettre une meilleure accessibilité aux médicaments
- Porter une attention plus grande à la prévention
- Appuyer prioritairement la lutte contre l'épidémie de sida
- Redéfinir la place de la médecine traditionnelle et en évaluer
les écueils
- Enrayer la fuite et le détournement des cerveaux
Présentation au niveau continental et régional des différentes catégories d'instruments internationaux identifiées pour la mise en place de politiques de transports intégrés à l'échelle régionale et continental. Analyse des causes sur leur insuffisante mise en oeuvre.
1- les instruments concernant l'Organisation de l'Unité africaine (OUA)
qui comprennent la Charte de l'OUA, la Déclaration africaine de 1973
(Abidjan et Addis Abeba), la Déclaration de Monrovia de 1979, le Plan
d'action de Lagos de 1980 et la Charte maritime africaine.
2- La Communauté économique africaine créée par le Traité d'Abuja en 1991.
3- Le Traité relatif à l'harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) signé à Port Louis (Maurice) le 17 octobre 1993.
4- Accord de Cotonou (2000) de partenariat entre les pays ACP et l'UE41. L'Accord de Cotonou a été signé le 23 juin 2000 entre l'Union européenne et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Trente-cinq États africains sont ainsi associés à l'Union européenne par cet accord ; quinze de ces pays sont sans littoral.
Mondialisation des échanges et Développement
Ce dossier s'intéresse plus particulièrement aux dispositions à mettre en oeuvre pour réaliser les promesses de Doha sur le plan du développement et aux efforts devantêtre déployés par les pays développés et les PMA.
Privatisation, Programme d'ajustement structurel et Développement
Les
premiers programmes de privatisation en Afrique francophone, initiés
à partir des années 80, se sont d'abord présentés
comme de simples mesures d'assainissement financier ou d'amélioration
de la gestion publique du patrimoine de l'Etat.
Développés pendant une dizaine d'années sur une toile
de fond de stabilité politique, d'ajustements structurels et de récession
économique, ces programmes sont progressivement apparus comme une réforme
en profondeur des politiques économiques de jeunes Etats africains.
Les conséquences apparentes des réformes économiques
se révèlent bientôt considérables aux opinions
publiques, qui leur attribuent la responsabilité de l'effondrement
des systèmes bancaires, des dévaluations monétaires,
de la régression de l'emploi et de la pauvreté.
Un changement de décor se manifeste ensuite avec l'apparition, parfois
imposée de l'extérieur, d'une volonté affirmée
de démocratie politique: privatisation et démocratie semblent
devoir progresser dorénavant au même pas. Une seconde vague de
privatisation est lancée aux lendemains de la dévaluation du
franc CFA dans un contexte de plus grande instabilité.
La nouvelle politique économique dessine les contours d'un désengagement
de l'Etat, privé de son rôle traditionnel de promoteur du développement
et de pourvoyeur d'emplois. Un libéralisme loin des modèles
traditionnels et sans racine culturelle s'impose progressivement.
Les Etats de l'espace africain francophone doivent maintenant s'inventer un
nouveau rôle de régulateur et d'incitateur. Il s'agit d'organiser
le développement économique et social en favorisant l'initiative
privée et celle des associations.
L'expérience africaine a démontré que, pour réussir,
les politiques de privatisation nécessitent une ouverture démocratique
minimale associant les partenaires politiques et sociaux . Il s'agit en effet
de renégocier le contrat social.
Il importe donc d'analyser précisément les réticences
des partenaires immédiats à l'opinion publique qui peuvent se
manifester à tous les niveaux:
- souci de défense de l'Indépendance nationale,
- garantie de l'accès de tous aux services primaires à un coût
raisonnable,
- désir de maintenir un contrôle neutre et public sur des activités
considérées comme stratégiques,
- sauvegarde des droits des usagers,
- volonté d'éviter la création d'intérêts
particuliers trop puissants,
- méfiance à l'égard des monopoles privés,
- protection des avantages des salariés.
A
l'occasion du Sommet de l'Organisation de l'Unité Africaine qui s'est
tenu le 23 octobre 2001 à Abuja, les États membres ont adopté
la proposition faite par cinq chefs d'État africains (Afrique du Sud,
Algérie, Egypte, Nigeria, Sénégal) de lancer un Nouveau
Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD). La première
réunion du comité de mise en uvre du NEPAD a eu lieu à
cette même date.
Cette initiative est le résultat d'une réflexion engagée
à l'issue de la Déclaration de Syrte du 9 septembre 1999 et
qui s'est d'abord matérialisée par l'adoption d'un "Programme
de renaissance de l'Afrique pour le millénaire" (MAP) initié
par le chef de l'État sud-africain Thabo M'BEKI. Le président
sénégalais a par la suite apporté sa contribution en
proposant un plan OMEGA pour l'Afrique. Ces deux plans ont fusionné
en juillet 2001 sous le nom de "Nouvelle Initiative Africaine" ;
initiative qui a elle-même été rebaptisée sous
le sigle du NEPAD.
Manifestation
de la résurgence panafricaine, ce nouveau partenariat s'inscrit dans
le cadre de la réforme de l'OUA et se positionne comme l'instrument
privilégié de la prochaine Union Africaine (UA). Le NEPAD se
présente en effet comme un outil devant faciliter la réalisation
des objectifs fixés par la Charte de l'UA parmi lesquels on retrouve
notamment la nécessité "de créer les conditions
appropriées permettant au continent de jouer le rôle qui est
le sien dans l'économie mondiale". Cette nouvelle initiative traduit
ainsi la volonté politique du continent de s'engager "sur la voie
d'une croissance et d'un développement durable, tout en participant
activement à l'économie et à la vie politique mondiale".
L'objectif d'une telle réflexion est donc d'identifier les différents
moyens à mettre en uvre afin de permettre enfin le décollage
du continent et son entrée dans le 21ème siècle.
Cette initiative, bien que prometteuse et globalement soutenue par la communauté internationale, pourrait toutefois souffrir d'un déficit de crédibilité en raison des multiples tentatives passées qui se sont révélées infructueuses (non réalisation du Plan de Lagos, blocage du traité d'Abuja de 1991).
Toutefois, lLe NEPAD relève plus d'une vision politique que d'une vision du développement et la question de sa traduction en termes opérationnels se pose. Dans l'état actuel du plan, les modalités pratiques restent imprécises et ne permettent pas de discerner des priorités spécifiques dans les investissements à réaliser. Le programme d'action du NEPAD n'est donc pas véritablement une stratégie mais s'apparente plutôt à un paquet de besoins.
Politique monétaire et budgétaire et développement
Politique
monétaire
La principale problématique posée par le dossier est la suivante
: la zone franc, une zone monétaire robuste ou une zone en voie de
déliquescence?
Droit
et Politique budgétaire
Au niveau légal, le droit budgétaire et comptable des pays
de l'Afrique francophone est inspiré essentiellement du droit français
et il constitue un cadre cohérent et solide de mise en place de la
politique budgétaire
Globalement, nous pouvons avancer que dans leur ensemble le système de gestion des finances publiques est assez cohérent avec une procédure budgétaire relativement robustefonctionnant dans un cadre organisationnel clair avec des contrôles qui s'améliorent et serenforcent. Cependant, il subsiste encore quelques poches de dysfonctionnements ici etlà et qui peuvent, à terme, porter atteinte à la fonctionnalité du système. Cette réalité ne devrait cependant pas cacher les dysfonctionnements pour lesquels des dispositions appropriées devront etres prises :
-
La connaissance du potentiel fiscal reste encore partielle et lesrecouvrements
demeurent toujours en deçà des estimations. Ceci parce qu'on
ne dispose encore d'un système de prise en charge intégré
del'impot qui permette, en temps réel, de connaître pour chaque
type de contribuable et pour l'ensemble des impôts direct à sa
charge et des impotsindirects dont il a la charge de la collecte, la situation
de paiement, les
restes à recouvrer et surtout la relance automatique des contribuables
défaillants.
- L'absence d'un cadastre bien maîtrisé aggrave par ailleurscette
situation.
- L'existence de dérogation et le recours de par trop fréquent
à certaines dans l'exécution budgétaire semblent indiquer
l'absence d'une forte discipline financière. Cette tendence nuit à
l'efficacité de l'execution budgétaire et pourrait etre sources
de pratiques irrégulières.
Micro-crédits et Développement
Panorama du micro-crédit dans l'économie béninoise : menaces et opportunités.